Description
La Galerie Palatine est le musée de peinture du Palazzo Pitti, à Florence, de l'autre côté de l'Arno : vingt-huit salles à l'étage noble, avec des tableaux accrochés du sol au plafond, les uns à côté des autres, dans des cadres dorés. C'est la « quadreria » des grands-ducs de Toscane, restée presque telle qu'elle était.
Personne n'a classé les tableaux par époque ou par école, et c'est voulu : ils sont accrochés sur plusieurs rangs selon des schémas symétriques, choisis pour leur effet décoratif et pensés pour éblouir. Le goût est celui de la fin de la Renaissance et du baroque, avec des toiles surtout des XVIe et XVIIe siècles.
Le cœur est dans la salle de Saturne, avec le plus important ensemble d'œuvres de Raphaël : de la Madone du Grand-Duc à la célébrissime Madone à la chaise, une scène de famille à la fois monumentale et douce. Puis il y a le Titien, avec le Concert, la Bella et le Portrait de Pierre l'Arétin dans la salle de Vénus.
Dans la salle de Jupiter apparaît la Dame voilée de Raphaël, idéal de beauté féminine et peut-être portrait de la Fornarina, sa maîtresse, à côté des Trois Âges de l'homme de Giorgione, l'un des très rares tableaux du maître. Dans la salle de l'Éducation de Jupiter se trouve le Petit Amour endormi du Caravage.
Les voûtes aussi sont à regarder : dans les premières salles, elles ont été peintes à fresque par Pierre de Cortone. Les mythes antiques racontent, en code, la vie et l'éducation du prince et célèbrent les Médicis. Dans la salle de la Stufa, qui fut la salle de bains du grand-duc, il a aussi peint les murs.
Le fonds de base compte environ 500 tableaux, plus que ceux des Offices, et ils sont arrivés par plusieurs voies. Une grande partie avec les collections de Vittoria della Rovere, dernière héritière des ducs d'Urbino. En 1743, Anna Maria Luisa de Médicis légua tout à la ville, pour que rien ne soit dispersé. La galerie ouvrit au public en 1833.
Les tableaux religieux, nés pour les autels, passaient souvent des églises au palais en échange de copies. Pour les faire coïncider avec les murs, on les coupait parfois ou on les rallongeait. Napoléon en emporta une partie au Louvre : Canova réussit à récupérer la Madone à la chaise et d'autres Raphaël, mais quelques toiles se perdirent en chemin.
À ne pas manquer
• La Madone à la chaise.
• La Dame voilée.
• Le Petit Amour endormi.
• La Madeleine repentante du Titien.
Le saviez-vous ?
• La Vénus italique de Canova fut une compensation pour la Vénus de Médicis, emportée au Louvre par Napoléon.
• En 1860, les Savoie firent retoucher la fresque de la salle de la Musique : l'Autriche devint l'Italie, avec la couronne des Savoie.
Personne n'a classé les tableaux par époque ou par école, et c'est voulu : ils sont accrochés sur plusieurs rangs selon des schémas symétriques, choisis pour leur effet décoratif et pensés pour éblouir. Le goût est celui de la fin de la Renaissance et du baroque, avec des toiles surtout des XVIe et XVIIe siècles.
Le cœur est dans la salle de Saturne, avec le plus important ensemble d'œuvres de Raphaël : de la Madone du Grand-Duc à la célébrissime Madone à la chaise, une scène de famille à la fois monumentale et douce. Puis il y a le Titien, avec le Concert, la Bella et le Portrait de Pierre l'Arétin dans la salle de Vénus.
Dans la salle de Jupiter apparaît la Dame voilée de Raphaël, idéal de beauté féminine et peut-être portrait de la Fornarina, sa maîtresse, à côté des Trois Âges de l'homme de Giorgione, l'un des très rares tableaux du maître. Dans la salle de l'Éducation de Jupiter se trouve le Petit Amour endormi du Caravage.
Les voûtes aussi sont à regarder : dans les premières salles, elles ont été peintes à fresque par Pierre de Cortone. Les mythes antiques racontent, en code, la vie et l'éducation du prince et célèbrent les Médicis. Dans la salle de la Stufa, qui fut la salle de bains du grand-duc, il a aussi peint les murs.
Le fonds de base compte environ 500 tableaux, plus que ceux des Offices, et ils sont arrivés par plusieurs voies. Une grande partie avec les collections de Vittoria della Rovere, dernière héritière des ducs d'Urbino. En 1743, Anna Maria Luisa de Médicis légua tout à la ville, pour que rien ne soit dispersé. La galerie ouvrit au public en 1833.
Les tableaux religieux, nés pour les autels, passaient souvent des églises au palais en échange de copies. Pour les faire coïncider avec les murs, on les coupait parfois ou on les rallongeait. Napoléon en emporta une partie au Louvre : Canova réussit à récupérer la Madone à la chaise et d'autres Raphaël, mais quelques toiles se perdirent en chemin.
À ne pas manquer
• La Madone à la chaise.
• La Dame voilée.
• Le Petit Amour endormi.
• La Madeleine repentante du Titien.
Le saviez-vous ?
• La Vénus italique de Canova fut une compensation pour la Vénus de Médicis, emportée au Louvre par Napoléon.
• En 1860, les Savoie firent retoucher la fresque de la salle de la Musique : l'Autriche devint l'Italie, avec la couronne des Savoie.